Réponse : il est courant de procéder à des tests génétiques avant le mariage (ou avant de faire un traitement de fécondation in vitro). Pour comprendre la signification de ces tests il faut savoir que les généticiens distinguent entre les maladies génétiques dites récessives et les maladies dites dominantes. Lorsque la maladie est récessive, cela signifie que l’enfant risque d’être malade uniquement si ses deux parents sont porteurs de la même mutation génétique et que chacun d’eux lui a transmis cette mutation (un risque de 25 pourcent à chaque grossesse). Si seulement un des deux parents est porteur de la mutation, il n’y a pas de risque pour l’enfant. Le but de l’examen génétique prémarital est donc de faire un profil génétique des deux futurs époux afin de vérifier s’ils sont porteurs tous les deux de la même mutation qu’ils risqueraient de transmettre à leurs enfants. Ces examens sont très développés en Israël car il s’avère que dans la population juive certaines maladies sont plus fréquentes. Quelques-unes sont graves et risquent de provoquer une souffrance terrible et parfois une mort très prématurée. Certaines maladies sont plus fréquentes chez les juifs d’origines ashkénazes et d’autres chez les juifs d’Afrique du Nord, du Yémen et d’Irak. Une partie de ces maladies existe dans toute la population juive sans distinction. Pour éviter la naissance d’un enfant malade ou d’être confrontés à un problème d’interruption de grossesse, il est recommandé de faire cette vérification avant le mariage. Il est possible de faire ces tests à la koupat H’olim. Pour cela, il faut prendre un rendez-vous avec une infirmière spécialisée dans ce domaine pour fixer la liste des mutations conseillées. Cela s’appelle dans le jargon médical israélien : « Bédikat Séker Guénéti ». Une partie des tests est gratuite, une autre payante. Il existe une autre option que l’institut Pouah encourage : il s’agit de l’Institut Dor Yécharim. Il propose aux futurs époux de faire cet examen avant le mariage. La particularité de cet institut est de ne dévoiler au couple les détails des résultats. Dans le cas où les deux futurs époux seraient porteurs de la même maladie, Dor Yécharim les mettra en garde du danger potentiel ce qui leur permettra de prendre certaines précautions. Dans le cas où seulement un des futurs époux est porteur d’une mutation génétique, ce fait ne sera pas dévoilé au couple étant donné que cela n’a pas d’influence sur le futur bébé. Cette politique permet d’éviter annulation d’un mariage sans raison véritable et préserve les familles de stigmatisation. Il n’y a aucun problème hilkhatique à vérifier cela, puisqu’il s’agit d’une simple prise de sang et les rabbins encouragent les jeunes futurs époux à la faire. Si les tests révèlent que les futurs époux sont tous les deux porteurs de la même maladie, certains préfèreront ne pas se marier et d’autres se marieront en sachant qu’ils devront prendre des précautions particulières afin d’éviter la transmission de la maladie. Les conseillers de l’institut Pouah sont bien-sûr à votre service pour répondre à vos questions.